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Top ! c'est parti, les pré-inscriptions avant-première pour le Raid 4L Trophy 2011 sont ouvertes !
Et jusqu'au 31 mars, c'est 200€ de réduction, plutôt pas mal pour commencer l'aventure non ?
Dépêchez vous de réserver votre place sur http://pre-inscription-2011.4ltrophy.com
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De toutes les expériences, le 4L Trophy restera pour eux comme un
morceau de vie à part. Ces dix jours et 6 000 kilomètres de rallye-raid
à parcourir le désert leur auront fourni de quoi rêver et certainement
permis de changer la manière dont ils perçoivent l’existence. Des dunes
de Merzouga à l’arrivée de Marrakech, en passant par les 80 tonnes de
dons humanitaires acheminés aux enfants des familles les plus démunies
du désert marocain, les 2 400 concurrents et leur millier de 4L auront
une nouvelle fois écrit une belle page de l’histoire fabuleuse du 4L
Trophy.
Vive le Maroc !
Samedi soir, lors de la soirée de clôture, le sensationnel côtoya le
féerique. Dans le cadre majestueux du Fantasia de chez Ali, Ã
Marrakech, Jean-Jacques Rey, accompagné de Teddy Riner, triple champion
du monde de judo et invité d’honneur, ne mâcha pas ses mots pour
féliciter tous les concurrents à l’occasion de cette remise des prix :
« C’est la dernière fois que je m’adresse à vous avant que vous ne
repreniez la route du retour pour la France. Je voulais féliciter tous
les équipages, les sponsors, familles et amis qui les suivent, vous
dire bravo car le 4L Trophy ce n’est personne d’autre que vous qui le
faites ! Je voulais également remercier tous nos partenaires* sans
lesquelles nous ne pourrions organiser cette merveilleuse aventure. Et
puis le Maroc et les marocains qui une nouvelle fois nous ont si
fabuleusement ouverts leurs bras. Vive le Maroc ! Ces dix jours ont été
fabuleux, un super esprit a régné alors ce soir, pour célébrer tout
cela, amusez vous ! »
Sur ces paroles, les milliers d’étudiants envahirent la grande piste du
spectacle berbère à venir et depuis laquelle Jean-Jacques Rey tenait
son discours. Une véritable marée humaine se forma au son de l’hymne du
4L Trophy, avant de goûter aux délices des tajines et couscous et aux
folies de la nuit marrakchi. Pour la première fois depuis dix jours,
les concurrents purent enfin délaisser la trousse à outils et mettre au
repos leurs 4L. Un repos bien mérité avant de mettre cap au nord cette
fois-ci, direction le continent européen. Retour à la réalité pour tous
après cette aventure qui sans nul doute, leur aura changé la vie.
Au final, c’est l’équipage 296 de Romain et François-Xavier (Nancy/54)
qui l’emporte, devant Damien et Clothilde (300 – Villeneuve d’Ascq/59)
et Antoine et Romain (1122 – Brest/29). Furent décernés également le
prix du premier équipage féminin (Eugénie et Fanny n°668 –
Strasbourg/67), le prix du fair-play (Ferdinand et Maximilien n°1302 –
Brest/29) et le prix du challenge européen (Martin et Bruno n°1864 – Belgique)
récompensant le premier équipage étranger.
Classements étape 8
Cap au nord
Aujourd’hui sur le chemin du retour, les 2 400 concurrents du 4L Trophy
2010 peuvent faire connaissance avec l’apaisement que procure
l’accomplissement de l’effort rondement mené et profiter des honneurs
qui en résultent. Quelle aventure, quelle épopée que ces milliers de
kilomètres à traverser le Maroc de part en part et notamment son désert
où tout y est si brûlant : le soleil, l’envie, l’usure, la galère, le
bonheur… Là -bas, ils auront trouvé l’humilité et le grandiose, connu le
partage et la solidarité et fait se rencontrer le sport-aventure avec
l’humanitaire. Le volet humanitaire, œuvre de l’association « Enfants
du Désert » avec le soutien sans faille de Desertours, qui permettra
cette année de venir en aide à plus de 25 000 enfants des familles les
plus démunies du désert marocain. Une œuvre sans laquelle le 4L Trophy
ne serait pas ce qu’il est : une aventure solidaire.
Rendez-vous en 2011 pour une quatorzième édition du 4L Trophy, le plus grand rallye sportif, humanitaire et étudiants du monde.
* Deloitte, Enfants du Désert, Conergy, Lyreco, le Crédit Mutuel de Bretagne, Studyrama, Sidi Ali
Afin d'agrémenter votre "bureau" d'un peu de soleil marocain en cette époque hivernale, le Raid 4l Trophy et notre partenaire officiel Lyreco ont le plaisir de vous proposer les fonds d'écran officiels du 4L Trophy 2010 en haute définition.
Lyreco,
distributeur de fournitures de bureaux auprès des professionnels est fière d'être pour la première année partenaire officiel du 4L Trophy.
Pour en savoir plus : Lyreco et le 4L Trophy
Au-delà de l’aventure
Marrakech, terme de ce 4L Trophy 2010. Une édition une nouvelle fois exceptionnelle, dont les acteurs principaux auront sublimé le décor servant de théâtre à leurs exploits : le désert marocain. Une aventure au-delà de l’aventure, nouveau chapitre de leurs vies et nouvelle page dans l’histoire si singulière du 4L Trophy. Ces 6 000 kilomètres, ces galères, ces émotions, ce partage leur auront changé la vie. A bord de leurs authentiques 4L, ils seront allés à la rencontre d’eux-mêmes. Un voyage ahurissant, une véritable performance clôturée pour l’étape marathon, deux jours et une nuit dans le désert en autonomie totale.
Scorpions du désert Ils sont parties de Timerzif jeudi matin à l’aube, pour disputer le juge de paix de ce 4L Trophy 2010 : l’étape marathon. 580 kilomètres dont 226,500 de pistes et une seule contrainte pour les concurrents, celle de bivouaquer là où ils se trouvent à la nuit tombée, autant dire en plein milieu de nulle part. Reposant dans le désert entre Timerzif et Zagora, Check Point de sortie de piste, le millier de 4L se remit en marche dès le jour levant. Pour certains, ne restait plus qu’à enchaîner avec les 350 kilomètres de liaison routière jusqu’à Marrakech. Six heures de route à travers les immenses palmeraies de la vallée du Draa, les plateaux de Ouarzazate ainsi que le fameux col du Tichka et ses sommets enneigés. Pour d’autres, encore englués dans les méandres du Sahara marocain, le marathon tend à se transformer en véritable épreuve de force. Attendus dans la journée de samedi, ceux là auront eu leur dose de sable et de poussière ! Problèmes mécaniques, difficultés techniques, le 4L Trophy n’est pas une ballade de santé… quand bien même les marocains disent de la 4L qu’elle est la meilleure monture pour le désert, d’où son surnom qu’ils lui ont attribué, le scorpion du désert. Au Check Point d’arrivée de Marrakech, c’est l’euphorie qui domine pour les équipages ayant quant à eux bouclé leur aventure. Ereintés mais heureux, ils ne semblent avoir qu’un seul objectif en tête : le 4L Trophy 2011. Julie et Tiffanie, numéro 238, sont de ceux là : « C’est une aventure absolument énorme, s’extasie Julie. On partage tellement de choses avec les autres participants, avec les enfants présents en plein désert, sur le bord des pistes et ceux qui étaient venus jusqu’à nous lors de la remise de dons de l’association Enfants du Désert. C’était notre deuxième participation et on le referait bien une troisième fois ! Je roule toute l’année avec cette voiture et il semblerait qu’elle m’aime bien car elle m’a une nouvelle fois été fidèle. » Pour Hugo, 4L numérotée 1353, c’est l’émotion qui domine : « Je n’ai qu’un mot pour qualifier cette aventure : grandiose. Nous avons vécu de grande séquence d’émotion, nous avons noué des liens très fort, plus fort que si nous nous étions rencontrés chez nous, en France. C’est vraiment intense et nous serons là l’année prochaine. » Même son de cloche du côté de Vanessa (1918) : « Ce 4L Trophy, c’est un truc de fou. Au départ, on ne pensait pas arriver si loin car on a tout changé sur cette voiture ! Et nous voici ici, à Marrakech, sans aucun souci, à l’exception de notre vitre arrière gauche que nous avons perdu. On n’a pas envie de revenir sur Rouen, on se projette déjà sur l’année prochaine. »
Teddy Riner, invité d’honneurDemain à Marrakech, Jean-Jacques Rey orchestrera la traditionnelle remise des prix, au cours de laquelle sera annoncé le nom de l’équipage vainqueur du 4L Trophy 2010. Une soirée qui verra la présence d’un invité d’exception en la personne de Teddy Riner, multiple champion du monde de judo, médaillé de bronze aux dernières olympiades, venus saluer et féliciter les milliers d’étudiants participants de ce 4L Trophy 2010. Un hôte de prestige pour une performance qui ne l’est pas moins.
La piste aux étoiles
Ces instants là , ils sont venus les chercher à la force de leur courage. Cette étape marathon, entre Timerzif et Marrakech, constitue le raid aventure à l’état pur, le point d’orgue de ce 4L Trophy 2010. Deux jours et une nuit, en autonomie totale dans le désert du grand sud marocain. 580 kilomètres de route dont 226,500 de pistes. Des pistes aux paysages somptueux, dignes des plus beaux décors de cinéma pour le millier de 4L dispersé dans la nature, fière et souveraine. L’aventure ? Ils sont en plein dedans.
Mécanique et nuit blanche Les clés de la réussite sur le 4L Trophy ne sont pas d’ignorer les hésitations et les doutes – qui le pourrait ? – mais de les surmonter plus rapidement, de se jouer peut-être un peu mieux des embûches dresser sur le chemin. A ce jeu là , certains équipages connurent la malchance. Ce matin à Timerzif, les dernières 4L arrivèrent au bivouac jusqu’à 5h30, soit plus de vingt heures après le départ donné la veille de Merzouga, preuve de la difficulté du tracé de 174 kilomètres de routes, pistes et oueds cruels. Ce fut notamment le cas d’Antoine et Charlotte, numéro 1208 : « On s’est retrouvé bloqué alors que nous étions sur la bonne route, raconte Charlotte. C’est rageant ! Nous avons eu une panne de cardan puis la boite de vitesse est tombée… alors pour réparer en pleine nuit c’est vraiment l’horreur. On a donc dormi à peine trois heures mais on n’est même pas fatigués, on est vraiment sur les nerfs !!! Vive le 4L Trophy, non ?! » Pour Hanane et Fadoua, de l’équipage 1954, c’est l’appréhension qui domine : « Hier, nous avons passé l’étape à galérer. Nous sommes rentrées à minuit passé et quand on se dit qu’il y a le double de kilomètres de piste à parcourir pour l’étape marathon, on n’est pas spécialement sereines. Mais heureusement qu’il y a la solidarité entre équipage ! »
Au briefing matinal, Jean-Jacques Rey rappela en effet toute la difficulté de cette étape, la dernière de cette édition 2010 du 4L Trophy, mais pas la moindre… « Vous allez vous rendre dans des endroits très reculés, proche de la frontière algérienne. Les pistes vont faire souffrir vos 4L ! La nuit prochaine, vous serez en autonomie totale : interdiction formelle de rouler la nuit car vous vous mettriez en danger. A la sortie de la piste, à proximité de Zagora, il vous restera encore plus de 7h de liaison routière jusqu’à Marrakech. La route est longue et difficile alors soyez prudents si vous voulez vraiment en profiter à fond. Bravo à vous et bonne route ! »
Une nuit à la belle étoile Tout au long de la journée, d’énormes nuages de poussière s’échappent du sillage des 4L, témoignant de l’aridité des lieux. Le relief commence à dessiner de très légères collines, au revêtement abrupte et tranchant pour ne plus laisser aucun répit aux 4L. La chaleur du soleil du jour, finissant d’offrir cette impression volcanique se dégageant des territoires traversés. A la tombée de la nuit, les concurrents respectent l’obligation de s’arrêter. Au programme, musique, feu de bois et dîner rappelant les saveurs maisons, à l’image de Martin et Georges, de l’équipage 415 : « Ce soir, on s’est prévu un bon cassoulet ainsi que du saucisson pour accompagner l’apéro, explique Martin. Ca va permettre de recharger les batteries car physiquement, on mange ! Il y a beaucoup de fatigue car la route est longue et dure. Heureusement que la 4L est un véhicule assez solide qui se répare vite et bien, heureusement aussi qu’il y a cette fabuleuse solidarité entre équipage ! C’est intense, sportif, du raid à 100%. »
Ce soir, tous les équipages passent ainsi la nuit dans le désert, quelque part entre Timerzif et Zagora, ville qui ponctuera la portion pistes de cette étape marathon à destination de Marrakech. Une expérience unique pour ces milliers d’étudiants en quête d’aventure.
174 kilomètres de galère
Merzouga -> Timerzif, 174 kilomètres « seulement » dont les 2 400 concurrents se rappelleront longtemps ! Partis à 09h ce matin, certains équipages mirent ainsi plus de 15h à relier les deux bivouacs. Un constat suffisant pour démontrer la difficulté d’une étape qui ne manquera pas de laisser des traces à la veille d’attaquer le dernier gros morceau de ce 4L Trophy 2010 : l’étape marathon. Deux jours et une nuit en autonomie totale dans le désert pour rejoindre Marrakech.
Courage et abnégation Au bivouac de Merzouga, il flottait comme une atmosphère bien familière pour les étudiants engagés sur le 4L Trophy 2010. Les classements affichés sur les vitres de la salle de presse pour la première fois ce matin donnaient au départ des airs de résultats d’examen ! Même attroupement, mêmes mines réjouies ou déçues mais cette fois, pas de stress, pas de recalé. Du premier au dernier équipage, le mérite de remporter le défi quotidien imposé par le désert est en soi, déjà , un très beau diplôme de courage et d’abnégation. Preuve en est ces participants s’offrant une petite session de rattrapage dans les dunes toutes proches de l’Erg Chebbi, celles là même qui firent office de compagnes pour veiller sur le bivouac toute une nuit durant. Une belle leçon de volonté. Au lever du jour, les dunes si proches paraissent déjà s’arranger avec le soleil, comme pour fomenter un nouveau complot, un nouveau défi à imposer au millier de 4L parées au départ. Les dunes dominent, commandent, dirigent. L’ordre établi de la nature impose, tandis que les 4L n’ont d’autre choix que de composer, d’improviser avec les éléments qui soumettent les 4L à rude épreuve. Sophie et Romain, les rochelais identifiés 1624, en savent quelque chose, capots ouverts : « Cela fait cinq fois que nous démontons le démarreur et ça ne marche toujours pas. Alors oui, elle roule mais pour la faire démarrer, il faut pousser ! ». La 4L d’Aymeric, équipage 882, semble elle aussi payer les efforts consentis depuis le départ : « Nos amortisseurs se barrent… d’autres concurrents nous ont dépanné d’un amortisseur mais il n’y a rien à faire, ça ne tient pas… mais bon, ça va le faire, on va s’accrocher. » S’accrocher ? Tel est le terme correspondant le mieux à la situation. Une nouvelle fois, la piste abrupte tape et n’épargne (quasiment) personne.
Chaleur et boussole Pour cette 3e étape, à destination de Timerzif, place à l’orientation pure. Chacun ayant pour mission de tracer sa propre route en suivant les indications d’un des deux seuls outils autorisés avec la boussole, le road book. Perdus, Romain et Cécile, équipage n°7, plaident non coupables : « On s’est paumés et avons fait un détour de 15 bornes. Quand le road-book indique « 300 mètres à gauche », on gère vraiment au pifomètre parce que sur le compteur des 4L n’apparaissent que les kilomètres ! Globalement, c’est quand même super dur en termes d’orientation. » Ce ne seront pas Capucine et Armelle, 4L numérotée 1471, qui diront le contraire : « Cela fait un an qu’on a le permis, avoue Capucine, et la boussole et nous ça fait 2 ! Donc on se débrouille mais ce n’est vraiment pas évident. » A travers les grands espaces du désert marocain, les 4L arrivent de partout, seules ou en groupes, avec l’espoir de trouver la bonne piste afin de rejoindre l’arrivée en ayant parcouru le moins de kilomètres possibles, puisque c’est ainsi qu’est établit le classement. Un défi loin d’être évident ! Autour des 4L, le désert dans toute sa splendeur : brut, inhospitalier, lunaire, sans aucun point de repère ni mire à viser. Rien ni personne autour à des kilomètres à la ronde. Seuls quelques dromadaires venant perturber le calme fascinant du désert, auquel s’ajoute une nouvelle fois la chaleur, toujours aussi insistante. A cet instant, les 4L étaient bien loin d’imaginer ce qui les attendait, pensant peut-être, innocemment, avoir accompli le plus dur. C’était sans compter 5 kilomètres dans le lit d’un oued redoutable, véritable bac à sable à géant tout autour duquel une odeur d’embrayage piquait les narines. Pour beaucoup, ces 5 kilomètres se transformèrent en véritable cauchemar, parfois aussi long que les 100 kilomètres précédents. C’est le cas de Daniel, de l’équipage 1553, une nouvelle fois bloqué et ensablé dans un oued : « Depuis hier, on n’arrête pas de se planter. Au bout d’un moment, c’est fatigant nerveusement et physiquement. Malgré tout, c’est une superbe journée, avec ses bons et ses mauvais moments mais je suis certain qu’au final, on ne retiendra que les bons. C’est l’aventure alors on va jusqu’au bout ! ». Pour les marseillais Marc et Fabien, dossard 353, pas de pacotille, chemise ouverte, 4L qui roule et torpille : « Avec la chaleur, je suis trempé tente de s’expliquer Fabien. On se plante et la voiture commence à payer les pots cassés. Il y a beaucoup de sable dans le moteur, on a des trous dans l’accélération, le filtre à air ne filtre plus grand-chose et nous, nous ne filtrons plus grand-chose non plus ! ».
Classements étape 6
L’heure des braves Alors que plus d’une centaine de 4L ne sont toujours pas arrivées à l’approche des douze coups de minuit, toujours à se débattre dans les méandres d’une étape de 174 kilomètres éreintants, l’heure des braves approche néanmoins. Un juge de paix constitué par l’étape marathon qui clôturera cette édition 2010 du 4L Trophy : deux jours et une nuit en autonomie totale dans le désert. Une destination, Marrakech ; Une mission, parcourir le moins de kilomètres possibles ! Le niveau d’orientation à son niveau le plus élevé ne laissera aucune place au hasard. Les concurrents s’élanceront de Timerzif, boussole et road-book à la main, dès demain 8h pour 580 kilomètres, dont 220 kilomètres de pistes… en 4L ! Une performance ahurissante et inouïe.
L’enfer du décor
Que de mines rayonnantes ce soir au bivouac de Merzouga. Pour cette seconde étape en provenance d’Errachidia, les concurrents ont dû emprunter les pistes des plateaux désertiques du grand sud marocain. Une journée aux paysages enchanteurs, tout droits sortis de leurs rêves les plus improbables, ponctuées par les immenses dunes de l’Erg Chebbi de Merzouga. Dernier temps fort de la journée, la cérémonie officielle de remise des dons acheminés par les participants en faveur de l’association « Enfants du Désert ». Les 2 400 étudiants ont ainsi pu rencontrer près de 400 enfants des villages voisins, réunis pour l’occasion. C’est aussi ça le 4L Trophy : la solidarité, l’entraide entre les peuples.
Entre ciel et terre Le ballet des lampes frontales offre un spectacle étonnant dans la nuit couchante. Comme un reflet onduleux du ciel des environs désertiques d’Errachidia, totalement étoilé et scintillant. Une image surprenante que d’observer la terre étoilée, elle aussi, démontrant une activité grouillante alors même que le soleil repose paisiblement, abrité par les dunes de sable encerclant le bivouac d’Errachidia. Car sur le 4L Trophy, pas de grasse mat’ ! Réveil général à 5h15 pour tout le monde afin d’être prêt à partir dès les premières lueurs de l’aube. Le programme du jour ne laissant pas la moindre place à repos : 118,600 kilomètres de pistes à destination de Merzouga et ses dunes de cinéma. Des dunes que les concurrents doivent ensuite défier avant de laisser place à l’association « Enfants du Désert » pour la traditionnelle remise de dons en faveur des enfants des familles démunies du désert des environs de Merzouga.
Galère, galère… A l’entrée de la piste menant à Merzouga, on devine déjà un fond d’air chaud dans l’atmosphère pourtant fraîche du jour levant. Les 4L tapent, leurs carrosseries râpent et dérapent sur le « revêtement » tranchant d’un sol tout à fait lunaire. David et Julien de l’équipage 1553 en font d’ailleurs les frais. Cardan brisé, les deux lotois s’en sortent néanmoins comme des chefs : « Je bricole pas mal, affirme David, donc l’opération ne me pose pas de souci. En revanche, j’espère que nous ne le casserons pas à nouveau car après, plus de rechange ! » Tous les marocains l’affirment pourtant, la 4L est la meilleure voiture qui soit pour la piste ! Légère, elle encaisse les chocs sans trop broncher, quand bien même les concurrents les soumettent à rude épreuve, l’allure (trop ?) rapide les précipitant bientôt dans le piège d’un oued immense et large. A cet instant, un véritable champ de mines semble s’être dessiné ! A la moyenne d’une voiture sur deux ou trois, l’oued présente un tableau de chasse flatteur, en forme de sables mouvants pour les concurrents. Sous la chaleur brûlante qui ne se dissimule désormais plus du tout (30°C en plein mois de février !), les équipages font connaissance avec les joies de l’ensablement. Les mains dans le cambouis, les doigts gonflés par la chaleur, ils doivent faire parler l’huile de coude pour s’en sortir. A l’image d’Angeline de l’équipage 587, pelle à la main : « Niveau galère, sur une échelle de 1 à 5, je pense qu’on se situe à un bon 6 ! Mais franchement, c’est génial. Le décor est à couper le souffle. » Du côté de Guillaume de Brest (numéro 830), on joue la carte de la solidarité : « A Brest, on n’a pas autant de sable ! C’est usant de se planter tous les 25 mètres… mais qu’est-ce qu’on s’éclate ! On n’a plus qu’à aider d’autres personnes qui nous aideront ensuite à nous en sortir. » Pour Yannick, récidiviste sur le 4L Trophy, ça roule plutôt mieux : « On fait jouer l’expérience. A force, on voit les terrains où ça peut coincer donc on fait en sorte de les éviter mais bon, on ne se fait pas trop d’illusion car on y passera aussi ! » A l’arrivée de Merzouga, une épreuve de franchissement de dunes attendait les concurrents. Jugés par les commissaires, les équipages s’en sortirent tous, plus ou moins bien, mais tous ! De telle sorte que les 2 400 étudiants puissent participer à la traditionnelle remise de dons de l’association « Enfants du Désert » de Laetitia Chevallier. A raison d’au minimum 50kg par équipage, le record de matériel médical, scolaire ou sportif acheminé a une nouvelle fois été battu puisque près de 80 tonnes ont été récoltés ! A titre de comparaison, un peu plus de 60 tonnes avaient été récoltées en 2009.
Classements étape 5
Demain : place à l’orientation pure Au terme de la remise de dons, Jean-Jacques Rey orchestra son traditionnel briefing. La forme ? Courte et directe : « Demain, ça va être très dur ! Il s’agira d’orientation pure, sur des pistes que le 4L Trophy empruntera pour la première fois. Les derniers concurrents devraient arriver très tard alors soyez vigilant… » L’étape de mercredi, qui mènera les concurrents de Merzouga à Timerzif, sera une nouvelle fois assez courte : 174 kilomètres à travers les grands espaces du Sud Sud Maroc, pour cette épreuve toute proche de la frontière algérienne. Le road-book et la boussole seront les seuls outils de navigation autorisés pour passer au mieux les oueds de sable mou dont on été victimes aujourd’hui de nombreuses 4L. L’expérience du jour paiera t-elle ? Premiers départs et premières réponses dès demain mercredi à partir de 09h.
Les Enfants du Désert
Il est des hommes de la société civile qui mettent absolument tout leur temps, toute leur énergie et voire même leur vie au service des autres. Parmi ces hommes, il y a une femme : Laetitia Chevallier. Présidente de l’association « Enfants du Désert », Laetitia Chevallier s’investit corps et âme depuis plusieurs années en faveur de ces enfants des familles les plus démunies, dans les territoires désertiques les plus reculés du Maroc. Passionnée, forte et sensible à la fois, elle est celle qui permet chaque année de récolter plusieurs dizaines de tonnes de dons pour venir en aide matériellement et humainement aux enfants de la vaste région de Merzouga. Une œuvre énorme et malheureusement nécessaire à laquelle Desertours, à travers le 4L Trophy et le Trophée Roses des Sables, apporte un soutien sans faille.
La solidarité au cœur des préoccupations Pour Desertours, la solidarité et l’entraide entre les peuples a toujours été au cœur des préoccupations. C’est ainsi que la traditionnelle remise de dons permit de battre une nouvelle fois le record du nombre de dons acheminés par les concurrents : près de 80 tonnes de matériel d’aide médicale, de produits d’hygiène, scolaire, et sportif récoltés pour les enfants du désert ! Un volume aussi inattendu que bienvenu pour Laetitia Chevallier, présidente heureuse de son association, les « Enfants du Désert » : « Ici même il y a un an, je disais aux concurrents du 4L Trophy 2009 que je ne pensais pas qu’il soit possible de récolter davantage de dons alors que nous recevions 60 tonnes. Aujourd’hui, vous m’avez prouvé le contraire puisque nous approchons les 80 tonnes !! C’est fantastique et c’est grâce à vous. Aujourd’hui commence le boulot d’une année au cours de laquelle nous allons distribuer les dons. Merci à vous tous ! »
Pour le bien être global de l’enfant Parmi ces dons et au-delà du matériel plus traditionnel (cartables, brosses à dent, jouets…), plus de 50 fauteuils roulants, des ordinateurs mais également deux couveuses, matériel absolument primordial car pour l’heure inexistant dans les deux hôpitaux de la région. Des dons que l’association « Enfants du Désert » essaie de développer à tous les stades de la vie de l’enfant : « Au fur et à mesure des années, confie Laetitia Chevallier, nous sommes parvenus à englober le bien être général de l’enfant. La santé et l’éducation sont les priorités mais depuis 3 ans, nous avons également développé l’aspect loisir par le sport, ce qui va dans la continuité de nos actions. Nous avons notamment ouvert des clubs de sport et permit à des établissements scolaires d’étendre la pratique sportive. »
Au-delà de ces actions multiples, « Enfants du Désert » a voulu étendre son champ d’action jusqu’au développement durable. Près d’une trentaine d’installations de panneaux solaires vont ainsi être réalisées afin d’alimenter une garderie d’enfants ainsi que les maisons d’un village à proximité de Merzouga. Une mise en place qui peut voir le jour grâce à CONERGY et aux étudiants participants ayant acheminés, par eux-mêmes, des panneaux solaires. A cela s’ajoute le financement de 17 panneaux déplaçables, à destination des nomades, grâce à une école de La Rochelle. La totalité de ces installations étant réalisées sous le contrôle de Thomas et Enguerrand, ancien participants du 4L Trophy et désormais membres actifs de l’association : « Je les ai rencontré sur le 4L Trophy, il y a 3 ans, témoigne Laetitia Chevallier. Ils sont venus me trouver pour proposer l’installation de panneaux solaires, ce que nous n’avions encore jamais réalisé ! Depuis, ils donnent beaucoup de leur temps pour ces familles démunies et leur aide m’est très précieuse. C’est une belle rencontre de la vie. »
Installation des panneaux solaires
Pour Laetitia Chevallier, qui se déplace chaque mois sur le terrain afin de contrôler la bonne distribution de ces tonnes de dons par le biais de 20 ONG locales partenaires, les perspectives de dons futurs se présentent bien. Le 4L Trophy 2010 pas encore terminé que des concurrents inscrits pour 2011 contactent d’ores et déjà l’association ! Un nouveau record battu en 2011 ? Cette fois-ci, rien n’est moins sûr.
* Retrouvez l’association « Enfants du Désert » sur www.enfantsdudesert.org
L’aventure, c’est l’aventure !
Les 4L croyaient le grand jour enfin arrivé mais ce matin, les conditions météorologiques en ont décidé autrement. Les rafales de vent ont en effet succédé aux douches de pluie des derniers jours, rendant impraticables certaines portions de pistes que devaient emprunter les concurrents de ce 4L Trophy 2010. Ce matin à Enjil, l’organisation a ainsi très sagement opté pour un parcours modifié, entre pistes et routes, pour rejoindre Errachidia, porte d’entrée sur le désert du grand sud marocain.
Photos de l'étapeC’est ça le raid aventure ! A l’heure où les rafales de vents, contrôlées à plus de 100 km/h, giflaient encore le bivouac d’Enjil, situé à près de 1 900 m d’altitude, Jean-Jacques Rey tint son premier briefing en terre marocaine. Un briefing initialement prévu hier soir mais décalé en raison des conditions météo particulièrement délicates. « Comme vous avez pu vous en apercevoir hier sur le chemin d’Enjil, les oueds sont tous en crus, formant par endroits de véritables lacs ! Cela fait plusieurs jours que la région est victime de tempêtes venteuses et pluvieuses. C’est pourquoi nous sommes allés repérer très tôt ce matin les pistes que vous deviez emprunter mais la plupart d’entres elles étaient submergées. Il y aura donc moins de kilomètres de piste, le road-book a été modifié, mais l’étape se déroulera bel et bien. »Loin d’être chagrinés par les conditions météo ou même par la modification de l’étape du jour, au contraire, les concurrents semblent précisément s’être engagés pour cela : vivre l’imprévu, l’aventure à l’état brut, la sensation nue que celle-ci procure. Car quand bien même la nuit fut glaciale, quand bien même le fort vent condamna l’ensemble du bivouac à un sommeil précaire, pas le moindre agacement ne pointe à l’horizon. Peut-être même auraient-ils été déçus de l’absence d’embûche sur le chemin de leurs exploits ! A l’image de l’ensemble des concurrents, Mathieu, tenant du titre à bord de sa 4L numéro 1, l’affirme : « L’année dernière à Enjil, nous avions eu -10°C, à gratter le givre à l’intérieur même de nos tentes ! Cette année, il est tombé beaucoup d’eau jusqu’à hier soir et le vent souffle en tempête. C’est comme ça, c’est le raid aventure ! On est venu chercher ces instants là . Celui qui est venu pour se la couler douce s’est trompé d’endroit. »
Sur la route d’Errachidia Sur la route qui mène à Errachidia, porte d’entrée sur le désert du Sahara marocain et véritable joyau du sud-est du Royaume, les 4L jouent à saute-mouton avec les collines arides du sud de l’Atlas. Car pour rejoindre l’arrivée de cette première étape, il faut en effet en terminer avec ce massif montagneux, planté en plein cœur du Maroc tel un mirador qui s’écarquillerait à dominer la cohorte de 4L mettant cap au sud, plein sud ! Pour ceux qui désespéraient de jamais revoir le printemps, un air d’été se dégage et sur les coups de midi, la plupart des participants en profitent pour renouer avec le doux rituel estival qu’est le barbecue... en plein mois de février ! Parmi ceux-ci, il y a Pierre-Louis de l’équipage 1148, qui déambule en caleçon, le temps de profiter du soleil pour sécher le linge détrempé des derniers jours, grâce à un fil tendu entre deux 4L : « Il fait beau, plutôt chaud et c’est super agréable en caleçon ! On s’est tellement fait rincer que le soleil tombe vraiment à pic. Tout ceux qui ont déjà fait le 4L Trophy me disent que ça passe super vite. Alors on en profite à fond, en plein milieu de nulle part et on vit tout à 100% ! » Une ardeur partagée par tous et notamment par Christophe et Baptiste, l’équipage parisien/normand numéro 1179 : « Ce qui est formidable, c’est la solidarité entre tous, s’ébahit Christophe. Dès qu’on a un problème, tu peux avoir jusqu’à dix 4L qui s’arrêtent pour te venir en aide ! On a par exemple crevé deux fois hier et à chaque fois on a pu compter sur l’entraide. C’est fabuleux. Quant à l’étape remaniée, c’est aussi un super moyen pour nous de peaufiner tous les réglages avant d’attaquer le désert, les dunes et entrer dans le vif du sujet. »
Le jour d’après. Demain est un autre jour. Celui où le 4L Trophy entrera justement dans le vif du sujet. Une épreuve que les concurrents ont senti venir au fur et à mesure des kilomètres parcourus depuis Enjil. Le relief n’est plus que dunes de sables, les habitations changent, plus basses, plus ramassées, leurs murs de torchis rappelant l’aridité des lieux. Les vastes étendues désertiques au silence assourdissant, simplement côtoyées par quelques nomades et dromadaires, finissant de planter le décor. Au traditionnel briefing du soir, Jean-Jacques Rey s’amuse à chatouiller l’appréhension des concurrents: « Si aujourd’hui fut une belle journée du point de vue de la météo, elle le sera toujours beaucoup moins que demain, puisque ça y est, vous allez prendre votre dose de pistes et de dunes ! Vous aurez ainsi une première étape d’orientation à destination de Merzouga, avant d’attaquer dans la foulée un circuit dans les dunes au pied desquelles se trouvera le bivouac, dans un cadre, vous le verrez, absolument féerique. » Départ à partir de 6h30 pour une étape courte – 118,600 kilomètres – mais difficile au niveau de l’orientation. Au terme de cette seconde étape à destination de Merzouga, l’heure sera à la solidarité. Laetitia Chevallier, présidente de l’association « Enfants du Désert » orchestrera la traditionnelle remise de dons de plus de 70 tonnes de matériel humanitaire acheminées par les 2 400 étudiants, un nouveau record battu ! Près de 400 enfants des villages voisins seront réunis par les ONG locales travaillant étroitement avec l’association « Enfant du Désert ». Une action sans laquelle le 4L Trophy ne serait pas ce qu’il est : une aventure responsable.
Sur le Raï de l’aventure
Depuis ce dimanche matin, la caravane du 4L Trophy a troqué le taureau pour le dromadaire, les tortillas pour les tajines et l’Euro pour le Dirham : Salaam Alaikoum, bienvenue au Maroc ! L’aventure démarre véritablement ici pour les 2 400 concurrents débarqués du port de Tanger, entre hier soir et ce matin. Les 4L entrent désormais en piste, sur le « Raï » de l’aventure avec une partition, le road-book, et un instrument, la boussole. Pour le reste, Inch’ Allah ! Désormais, place au désert…
Photos de l'étape
Flagrant délire !
Tanger, porte d’entrée sur l’Afrique et l’aventure. A la sortie des trois ferries affrétés par Desertours afin de permettre aux 4L de traverser le détroit de Gibraltar et ainsi de passer d’un Royaume à l’autre, il est dans l’air comme un rêve qui s’éveille enfin, après plus de 2 000 kilomètres en provenance du Stade de France et de Bordeaux. L’éclat des 4L rutilantes, que la pluie nocturne d’Algéciras s’est chargée de faire briller, attire tous les regards en quittant Tanger pour rejoindre Enjil, premier bivouac du 4L Trophy 2010. Les 4L prisent en flagrant délire se pavanent dans un véritable tintamarre de klaxons et de moteurs qui ronflent, pressées qu’elles sont de rouler sur les terres qui leur ont redonné leur splendeur d’antan, grâce au 4L Trophy. Fières ambassadrices des 8 millions d’exemplaires vendus à travers le monde, les 1 200 4L engagées entendent être à la hauteur de leur réputation : increvables ! Quant à leurs propriétaires, tous âgés de 18 à 28 ans, venus de la France entière et issus de plus de 500 écoles différentes, ils s’apprêtent à vivre une aventure unique, un voyage initiatique où le partage est roi et les différences gommées. Ici, tout le monde se trouve à armes égales face aux pièges tendus par le désert : une 4L, un road-book, une carte, une boussole et roulez jeunesse !
Quand l’hiver rappelle à l’ordre
Dimanche soir, à la veille de la première étape de ce 4L Trophy 2010, là où l’on pourrait imaginer une certaine pression s’installer, c’est au contraire à une formidable envie décomplexée de toute peur que l’on a affaire. Dans une ambiance de fête, malgré une fatigue légitime illustrée par quelques nuques et dos courbés, malgré une météo difficile et un terrain boueux, la motivation est plus que jamais au rendez-vous. Aurore et Julien, en provenance d’Olivet dans le Loiret, matricule 1212, en témoignent : « Cela fait 4 jours de route non-stop depuis le Stade de France et la traversée du détroit nous a bien entamé, raconte Aurore. On a tout les deux été malade à bord, le temps était mauvais et le bateau tanguait pas mal. Nous commençons juste à récupérer ! Malgré tout, nous sommes très heureux et motivés d’être sur le point de conduire en plein désert. Vivement demain ! ». Pour Julien, l’esprit reste néanmoins préoccupé par la fiabilité de sa voiture : « Notre 4L a déjà deux 4L Trophy sous le capot donc elle est a priori assez fiable, mais l’ennui réside plutôt au niveau électrique, c’est le vrai souk là -dedans ! On a même dû démarrer aux fils plusieurs fois… on fonctionne à l’ancienne ! » Une bonne humeur absolument générale, quand bien même le briefing de Jean-Jacques Rey fut annulé en raison des conditions météo extraordinairement venteuses. A Enjil, grand plateau d’altitude déchiré et miné par les cailloux, c’est l’hiver qui rappelle à l’ordre. Terrain d’accueil du premier bivouac, encerclé et dominé par les massifs de l’Atlas, Enjil est un premier contact avec la nuit dans le désert. Température proche du zéro, humidité omniprésente et vent à décorner les boeufs à la veille d’aborder la première étape du 4L Trophy 2010. Comme disent les arabes : « Mektoub », c’est le destin.
C’est cet après-midi à la Casa Bernardo d’Algéciras, point de rassemblement des 1 200 équipages en provenance de Paris et Bordeaux, que Jean-Jacques Rey, directeur de l’organisation, a orchestré le premier briefing de ce 4L Trophy 2010. Ultimes recommandations et derniers encouragements avant d’embarquer les premiers concurrents pour le Maroc. Une traversée du Détroit de Gibraltar étalée d’aujourd’hui 17h30 à demain 05h30 et répartie sur trois ferries différents, en raison de l’importance de la caravane du 4L Trophy : 1 200 4L concurrentes et 54 véhicules de l’organisation (4x4, camions, semi-remorque…) pour un total de plus de 2 500 personnes ! Une folle aventure vous a-t-on dit…
Photos de la descente, d'Algeciras et du briefing
Des concurrents impatients
En quittant les villages départ du Stade de France de St Denis et de
Bordeaux, les 2 400 engagés du 4L Trophy 2010 n’avaient qu’une seule
contrainte : être présent au briefing de ce samedi 15h30 à Algéciras.
Un impératif respecté par tous, chacun à son rythme, pour parcourir les
quelques 2 000 à 2 500 kilomètres les séparant du Détroit de Gibraltar.
Etalées de vendredi matin à cet après-midi, les arrivées se sont ainsi
succédées à un rythme régulier sur près de 36 heures ! Nolwen et
Elodie, dossard 28, arrivèrent ainsi peu de temps avant le briefing de
Jean-Jacques Rey : « Nous sommes arrivées à 11h ce matin, explique
Elodie. Pourtant, nous n’avons pas spécialement l’impression de nous
être promenées ! A l’exception de 11h de sommeil cumulé sur deux nuits,
nous n’avons pas arrêté de rouler. Du coup, on est un peu claquées mais
l’excitation de piloter au Maroc nous regonfle à bloc ». Du côté des
vainqueurs de l’édition 2009 en revanche, ce n’est la même musique : «
On est arrivés à 8h vendredi matin, en se relayant toute la nuit,
confie Mathieu, aux côtés de sa 4L bleue avec le numéro 1 sur chacune
des portières. C’est la 3e fois que nous participons au 4L Trophy alors
nous savons nous gérer du mieux possible. On a eu deux jours et une
nuit pour recharger les batteries et nous sommes frais et sans
pression, comme l’année dernière. »
« Tous à vos 4L !!! »
Avant de traverser le détroit de Gibraltar qui sépare les deux
continents qu’Hercule, d’après la mythologie grecque, sépara l’un de
l’autre, ce fut une véritable marée humaine qui se forma pour écouter
attentivement les paroles de Jean-Jacques Rey. Pas de travaux ni de
commandements, mais de solides recommandations distillées par le
directeur de l’organisation : « Soyez prudents car au Maroc, le danger
ne vient pas que de la piste mais aussi de la route, insiste t-il. Et
les 500 kilomètres de route à accomplir jusqu’au premier bivouac
d’Enjil sont parfois dangereux, notamment de nuit ! Plus vous serez
prudents, plus vous profiterez de votre liberté au cours de cette
aventure à la rencontre de vous-même, d’un peuple et d’un territoire
fabuleux. Pour ceux qui n’en sont pas à leur premier 4L Trophy, nous
vous avons réservés quelques surprises et beaucoup de changements ! Des
pistes, des dunes, vous serez gâtés. Alors rendez-vous au port
d’Algéciras pour embarquer. Tous à vos 4L !!! »
A peine le briefing terminé qu’un défilé multicolore de plusieurs
kilomètres de 4L s’en alla embarquer pour le Maroc. Un concert de
klaxons mêlant sirènes de pompiers et cucarachas surgît aussitôt ! Non,
ce n’est pas le carnaval de Rio, juste le 4L Trophy qui s’en va écrire
au Maroc une nouvelle page de son histoire extraordinaire qui font de
lui le plus grand rallye étudiant, sportif et humanitaire du monde.
Ce soir, près de 400 4L ont d’ores et déjà embarqué à bord du ferry Ã
destination de Tanger. Dès demain matin, à 5h et 5h30, les 800 autres
4L traverseront le détroit de Gibraltar, où Atlantique et Méditerranée
se confondent, pour compléter le contingent de participants au 4L
Trophy 2010.
Rendez-vous ai ainsi donné à tous les concurrents au bivouac d’Enjil,
en plein cœur du massif de l’Atlas marocain, qui devrait être atteint
dans la journée de dimanche après 478,600 kilomètres de liaison.
Sur la route…
Le soleil d’Algéciras se mérite ! Après plus d’une journée de route à travers la France et l’Espagne pour rejoindre le port de la pointe sud espagnole, face au détroit de Gibraltar, la caravane du 4L Trophy n’est pas encore au complet ! Eparpillés sur quelques centaines de kilomètres, les équipages arrivent au compte-goutte, au gré de leurs bivouacs, pauses café et autres pépins mécaniques aussi inévitables que bien souvent anodins. Pour les équipages, une seule contrainte : être présents au briefing de samedi 15h à l’hotel Casa Bernardo d’Algéciras. Un premier convoi de 4L quittera ensuite l’Espagne pour la ville de Tanger, au nord du Maroc, dès samedi soir, suivi dimanche matin du reste des concurrents.
JT
L’air du sud
Le mouvement des plaques tectoniques a beau faire se rapprocher d’1cm par an les continents européen et africain, soit 12 cm de moins à parcourir depuis la première édition en 1998, le Maroc reste néanmoins une terre lointaine ! Cap 180° et plein sud pour les 4L durant plus de 2 000 kilomètres de liaisons, de Paris ou Bordeaux, selon le point de départ choisi par les concurrents. Une liaison à travers la France et l’Espagne, dans une atmosphère fraîche et humide que ces milliers de candidats à l’aventure espèrent quitter une fois arrivés sur le sol marocain, pour davantage de chaleur. Car, quand bien même les odeurs d’huile d’olive narguent les narines des concurrents, l’air du sud a comme du nord dans son bagage… Au sud de Madrid, les oliviers ne suffisent malheureusement pas à adoucir l’atmosphère. Ce ne sera qu’à l’approche d’Algéciras que les premières 4L purent voir se déchirer les nuages et laisser au soleil le soin d’accomplir son devoir : réchauffer les cœurs et les esprits !
Pour la plupart, cette première nuit fut par conséquent très courte ! A l’image de l’équipage 1 544 de Gaëlle et Nicolas, 21 ans tout les deux, que la timide lueur de l’aube n’a pas suffit à réchauffer : « Nous nous sommes arrêtés à minuit avec une dizaine de 4L pour bivouaquer, raconte Gaëlle. Vu le temps, pas de fiesta ! On a dû dormir 3h à se geler sous nos tentes respectives et ce matin, on galère à trouver une station service avec cafétéria pour un bon café bien chaud… Vivement le Maroc ! On n’est pas vraiment reposé, pas vraiment fatigué non plus, juste heureux et excités de participer à l’aventure, ne serait-ce que pour le Lycée Paul Mathou de Lannemezan qui a préparé et décoré notre 4L. » Un sentiment de joie partagé par l’ensemble des concurrents gagnés par l’impatience de voir se dérouler sous leurs roues la terre marocaine, afin de s’en aller – enfin – défier le désert. Inconscients et insolents ces étudiants ? Non, simplement enflammés et habités par la fougue de l’aventure. Increvables 4L !
Pour Cécile et Emilie, de l’équipage 911, pas d’urgence mais une volonté : arriver à bon port ! Seule crainte, désormais derrière elles, la casse avant le Maroc : « Paradoxalement, note Emilie, nous redoutions davantage l’Europe que le Maroc ! Nous avions tellement peurs de ne pas pouvoir aller jusqu’à Algéciras à cause d’un problème mécanique ou autre, que le fait d’être bien arrivées nous soulage d’un poids énorme ! Maintenant, c’est 100% plaisir et grosse motivation. » Des problèmes mécaniques, certaines 4L eurent le malheur d’en rencontrer. D’inévitables incidents, heureusement anodins, pour ces vieilles dames de la route qui ont, malgré tout, d’ores et déjà bouclé un tiers du parcours ! Pas le plus difficile…
Au pointage d’Algéciras, dernière étape avant le Maroc, les 4L auront une nouvelle fois surpris leur monde. Fiables, épatantes et dignes reines de la route, sauront-elles se muer en véritables princesses du désert ? Rien n’est moins sûr.
Teddy Riner, multiple champion du monde de judo et médaillé de bronze aux Jeux Olympiques de Pékin, sera l’invité d’honneur du 4L Trophy à Marrakech pour la traditionnelle remise des prix.
Le meilleur judoka de la planète désertera les tatamis le temps d’un week-end pour féliciter les 2 400 concurrents tout juste sortis du désert et de la fameuse étape marathon !
L’heure du départ a sonné Cela fait des mois qu’ils attendent ce moment. Des mois que l’impatience les gagne jusqu’à les hanter, des mois qu’ils rongent leur frein pour enfin vivre cet instant. Le départ du 4L Trophy 2010, donné à 12h30, a sonné comme une véritable délivrance pour les 2 400 concurrents et leur millier de 4L réparties sur les deux Villages Départ qui auront accueilli le coup d’envoi de l’épreuve : le Stade de France de St Denis et la Bastide de Bordeaux.
Ce sont désormais plus de 6 000 kilomètres de routes, dunes, pistes et autres oueds qui les attendent jusqu’à Marrakech, avec pour seuls outils de navigation un road-book, une carte et une boussole ! Une aventure à l’état pure, pour une épreuve sans commune mesure.
Village départ de Bordeaux, premier jour
Village départ de Paris Stade de France, premier jour
Village départ de Paris Stade de France, deuxième jour
Village départ de Bordeaux, deuxième jour
Direction le Maroc ! Parmi les nombreux passants venus encourager les concurrents du 4L Trophy et leurs « drôles » de montures, beaucoup durent probablement se pincer pour y croire, persuadés qu’ils devaient être de friser l’hallucination. A leur décharge, concédons que le spectacle de centaines de 4L, toutes plus farfelues les unes que les autres, a de quoi surprendre ! Si l’on y ajoute les dromadaires, fiers et tranquilles, faisant mine de monter la garde auprès des 4L, alors le tableau est complet et l’illusion réussie ! Cette ambiance, cette atmosphère ressentie sur les Villages Départ de St Denis et Bordeaux, c’est précisément l’esprit 4L Trophy, dont la recette est on ne peut plus naturelle : un brin d’insouciance, une bonne pincée de fantaisie et une sérieuse mesure de fougue, le tout relevé de solidarité et de partage. Des ingrédients auxquels le sel de l’aventure ne devrait pas manquer !
Pendant deux jours, au sein des Villages Départ du Stade de France et de Bordeaux, les concurrents et leurs 4L ont dû passer au crible des vérifications techniques et administratives. Une étape obligatoire et fondamentale avant de prendre le départ pour l’étape de liaison en direction d’Algéciras, au sud de l’Espagne, que les concurrents doivent impérativement rejoindre avant samedi 16h, pour le briefing général de Jean-Jacques Rey, organisateur en chef. Ce sont ainsi près de 2 000 kilomètres que le millier de 4L devra avaler en guise d’amuse-bouche, pour atteindre le dernier bout d’Europe, avant le gros morceau africain… Une perspective qui n’effraie en rien les concurrents, dont les sourires sur les visages trahissent une sérieuse envie d’en découdre et une faim d’aventure qui semble insatiable ! Des bruits et des couleurs comme autant de goûts et de saveurs… c’est ce qu’on retiendra de ces deux jours de fêtes à Saint Denis et Bordeaux. Un bel avant-goût d’aventure.
Photos
         
Un rallye eco-solidaire En tant que plus grand rallye étudiant et sportif du monde, le 4L Trophy se veut également respectueux de l’environnement et solidaire, en montrant l’exemple : deux aspects qui ont toujours figuré au cœur de ses préoccupations et qui le seront plus que jamais une nouvelle fois cette année. Le Deloitte 4L Eco Challenge récompensera l’équipage le plus vert et, soucieux de réduire au maximum l’impact du rallye sur l’environnement, Desertours s’est également associée à plusieurs structures de pointe en matière de développement durable (Groupe Pizzorno, Climat Mundi, Conergy). Autant d’actions (rachat de CO2, installation de panneaux solaires…) qui viennent renforcer un dispositif éco-responsable déjà existant : remise en état des pistes après le passage de la caravane, distribution de sacs oxo-dégradables…
Les 2 400 concurrents partiront également pour des raisons sociales et humanitaires. Créée en 2005 par Emmanuel et Laetitia Chevallier, l’association « Enfants du Désert » collecte, auprès des étudiants participants, du matériel scolaire et des produits d’hygiène. Grâce à cette initiative, près de 50 000 enfants sont scolarisés dans de bonnes conditions depuis 12 ans. Une action sans laquelle le 4L Trophy ne serait pas ce qu’il est : une aventure responsable.
Pour les concurrents, actuellement sur la route en direction du sud de l’Espagne, l’aventure ne fait que commencer. Rendez-vous leur est donné à partir de vendredi soir et jusqu’à samedi 16h, dernier délai, pour pointer à Algéciras et assister au briefing qui précèdera la traversée du détroit de Gibraltar… afin d’étrenner, enfin, leurs belles 4L sur le sol marocain, théâtre de leurs futures aventures.
Avec l’ouverture ce matin et pour deux jours des Villages Départ du 4L Trophy 2010 – Stade de France de Saint Denis et quartier de la Bastide de Bordeaux – la pression est sérieusement montée d’un cran pour les concurrents.
Deux jours de vérifications techniques, d’informations sécurité, de contrôle du matériel mais aussi de fête et de joie pour les participants qui voient aboutir, enfin, un projet de plusieurs mois. Une belle occasion pour Bordeaux et Saint Denis de célébrer, durant deux jours, cette aventure humaine hors du commun.
Rendez-vous dès aujourd’hui au Stade de France de Saint-Denis ou à la Bastide de Bordeaux, pour encourager les 2 400 concurrents du 4L Trophy 2010. ...
A l’ombre de leurs rêves Les esprit d’ores et déjà tournés vers le Maroc, les 2 400 concurrents passeront ce soir leur dernier nuit à l’ombre de leurs rêves d’aventures, avant un long périple de plus de 6 000 kilomètres à destination de Marrakech. Car depuis ce matin, les participants se trouvent sur la dernière ligne droite tant attendue. Une ligne droite qui les conduira directement au départ officiel de ce 4L Trophy 2010, demain jeudi à 12h30. Outre les animations telles que les démonstrations de danses orientales ou encore l’élection de la 4L la plus originale, l’organisation tout entière est à pied d’œuvre pour examiner chacune des 1 200 4L réparties sur deux sites d’exceptions : Bordeaux et le Stade de France de Saint Denis. Un ultime checking auquel peuvent assister les partenaires, le Grand Public, les familles et amis pour saluer le courage et la détermination de ces milliers d’étudiants qui, pour la plupart, s’élanceront pour la première fois à l’assaut du désert. Un véritable défi avec pour seuls outils de navigation une carte, un road-book et une boussole.
Vivez la course en direct Medias. L’aventure dans le désert du millier de 4L concurrentes sera à vivre chaque jour depuis le site Internet de l’épreuve www.4Ltrophy.com avec la mise en ligne d’images (JT quotidien de 1’30’’), de sons (Radio 4L !), de photos et d’articles quotidiens qui retraceront l’étape du jour. => Pour les médias, l’Espace Presse du site Internet est d’ores et déjà ouvert (téléchargement PAD, Ours TV, photos, sons, communiqués et dossier de presse). L’accréditation préalable à l’espace presse est obligatoire en cliquant ici http://espace-presse.4ltrophy.com/
Pour la première cette année, Désertours s’est en outre associé à Many Players pour créer le jeu en ligne 4L Trophy Virtuel ! Répondant aux mêmes principes d’orientation et d’endurance, le 4L Trophy virtuel se disputera en même temps que le réel. Chaque joueur devra choisir la meilleure route possible au volant de sa 4L virtuelle, afin de répondre au même challenge que les concurrents réels : réaliser le moins de kilomètres possibles, du départ à l’arrivée de chaque étape.
Rendez-vous demain jeudi à 12h30, au Stade de France de Saint Denis et à la Bastide de Bordeaux, pour le départ simultané du 4L Trophy 2010.
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